Page 69 - vindefrance
P. 69

Vignoble de Bourgogne                                                                                27













                Enjambeur dans les vignes   Tête de récolte montée sur un   Tarière     Enjambeur avec broyeur de
                 effectuant une prétaille    enjambeur                                        sarment



             Méthode biologique
             En 2008, il est recensé 146 exploitations viticoles travaillant en mode biologique, représentant une surface de 1 231
             hectares [215] .


             Mode opératoire
             La culture du raisin biologique n'utilise que des produits d'origine naturelle. Elle exclut les produits de synthèse.
             L'entretien du sol repose sur le travail mécanique (usage d'outils pour déraciner les adventices) sur l'enherbement
             contrôlé (tonte régulière de l'herbe) et sur le désherbage thermique.

             Pour le maintien de la fertilité du sol, le viticulteur dispose de nombreux apports possibles de matière organique, à
             condition  qu'ils  soient  compostés  au  moins  un  an.  Les  amendements  issus  de  produits  non  transformés  sont  aussi
             utilisables.  (lithothamne,  guano,  carbonates  de  calcium  et  de  magnésium,  sulfates  de  potassium,  calcium  et
             magnésium d'origines naturelles...)

             Contre  les  maladies  cryptogamiques,  le  large  éventail  des  molécules  de  synthèse  étant  proscrit,  les  solutions
             chimiques restantes ne sont pas légion. Contre le mildiou, le cuivre est limité à 6 kg par hectare et par an. (calculé sur
             une moyenne quinquennale pour répondre aux aléas annuels) Contre l'oïdium, le soufre est seul efficace, mais si la
             quantité  n'est  pas  régie  par  le  règlement  européen,  elle  ne  doit  pas  interférer  avec  les  populations  d'insectes
             auxiliaires.  Bien  évidemment,  les  mesures  prophylactiques  ont  un  rôle  prépondérant.  La  réussite  de  la  lutte
             biologique passe par une vigueur et un rendement en adéquation avec le terroir.

             Le principe est de mettre la vigne dans les conditions optimales pour se débrouiller presque seule. L'équilibre
             biologique entre parasites et prédateurs tente d'être conservé, comme le niveau de vie microbienne du sol.


             Aspect règlementaire
             La viticulture biologique européenne est régie par le règlement européen CE 2092/911.
             La liste des produits et opérations autorisés par le règlement est explicitement  mentionnée dans un cahier des
             charges. Le viticulteur signe un engagement à respecter ce cahier des charges. Il choisit un organisme de contrôle
             officiel  accrédité  par  l'INAO.  Un  contrôle  annuel  a  lieu  au  niveau  documentaire.  (suivi  des  achats  de  produits
             phytosanitaires, calcul des doses reçues par hectare...) Des contrôles inopinés sont ensuite prévus pour procéder à des
             contrôles analytiques. (analyse de terre, de feuilles...)

             Méthode biodynamique
             La méthode biodynamique cherche surtout à rétablir l'équilibre entre la plante et son environnement. Ainsi selon la
             position  des  neuf  planètes  du  système  solaire,  des  douze  constellations  du  zodiaque,  du  soleil  et  de  la  lune,
             l'influence  cosmique  sur  les  plantes  varie.  En  ce  qui  concerne  les  travaux  du  sols,  le  choix  se  porte  sur  une
             influence-terre  qui  stimule  les  racines,  et  le  travail  se  fait  de  préférence  l'après-midi  pour  utiliser  les  forces
             descendantes du soleil. Sur la formation des fruits, l'influence-chaleur, le travail se fait le matin de bonne heure, pour
             bénéficier des forces ascendantes du soleil. Le calendrier des semis publié chaque année donne ces indications jour
   64   65   66   67   68   69   70   71   72   73   74