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Vignoble de Bourgogne                                                                                 8


             approche géographique, le vignoble bourguignon est décrit comme constitué de trois grandes zones de production :
             •   les vignobles de l'Yonne (Basse-Bourgogne);
             •   les vignobles de la Côte-d'Or (la côte d'Or est composée des côte de Nuits et côte de Beaune) ;
             •   les vignobles de la Saône-et-Loire (côte chalonnaise et Mâconnais).

             Hiérarchie des appellations de Bourgogne
             Avec 84 appellations et un très grand nombre de « climats », la compréhension de la Bourgogne viticole peut paraître
             complexe.

             L'institut national des appellations d'origine des vins et eaux-de-vie est créé par le décret-loi du 30 juillet 1935, et
             deviendra,  en  1947,  l'actuel  Institut  National  des  Appellations  d'Origine  (INAO) [60] .  Les  décrets  aboutissent  à
             caractériser en Bourgogne six types d’appellations réparties en quatre grands niveaux :
             Les appellations régionales AOC : 54,5 % de la production avec neuf AOC régionales [61] . Elles constituent le niveau de
             base de la hiérarchie.

             •  Les six appellations régionales de type générique, récoltées dans les quatre départements de la Bourgogne viticole
                (l'Yonne, la Côte-d'Or, la Saône-et-Loire et l'arrondissement de Villefranche-sur-Saône dans le Rhône). On y
                compte les appellations : bourgogne, Coteaux-bourguignons (anciennement bourgogne-grand-ordinaire),
                bourgogne-passe-tout-grains, bourgogne-aligoté, bourgogne-mousseux et crémant de Bourgogne.
             •  Les trois appellations régionales plus restrictives qui sont souvent dénommées « sous-régionales » n'intéressant
                qu'une région : côte-de-nuits-villages, côte-de-beaune-villages et mâcon.

             Les appellations communales, villages ou locales AOC : 34 % de la production avec quarante-et-une appellations
             communales. C'est le nom de la commune qui sert de dénomination à l'appellation. On différencie :
             •  Les appellations intercommunales, qui portent le nom de la commune la plus réputée et qui comprennent souvent
                deux communes, parfois davantage (jusqu'à cinq communes). On y compte les appellations gevrey-chambertin,

                chassagne-montrachet, mercurey, montagny, pouilly-fuissé...
             •  Les appellations communales, qui portent le nom de la seule commune de l'AOC concernée. On y compte les

                appellations volnay, pommard, meursault, beaune, morey-saint-denis, fixin, bouzeron...
             Les premiers crus : elles correspondent à 10 % de la production (avec 562 « premiers crus » au sein des appellations
             « communales  »). Dans l'appellation locale concernée, ce sont des lieux-dits (on dit des climats en Bourgogne)
             reconnus particulièrement favorables à la culture de vigne en termes de qualité, qui sont distingués par la mention «
             premier cru ». On compte par exemple vingt-sept dénominations différentes pour les premiers crus récoltés sur la
             commune  de  Nuits-Saint-Georges  (tel  que  le  nuits-saint-georges  «  Les  Pruliers  »)  pour  une  centaine  d'hectares
             seulement. La notion de premier cru est une mention facultative de dénomination géographique qui peut être adjointe
             au nom d'une appellation locale, mais ce n'est pas une AOC en tant que telle. En revanche, l'usage de ce terme oblige
             généralement le viticulteur à des pratiques viticoles plus restrictives que celles de l'AOC.
             Les appellations grands crus AOC : elles correspondent à 1,5 % de la production avec trente-quatre « grand crus », en
             Côte-d'Or  et  à  Chablis.  La  renommée  des  lieux-dits  est  telle  que  la  référence  à  la  commune  devient  inutile.  À
             l'inverse, les communes ont souvent adjoint le nom d'un grand cru à leur nom. C'est pourquoi nombre de communes
             ont  un  nom  double.  (Gevrey-Chambertin,  Vosne-Romanée,  Chassagne-Montrachet...)  Les  «  grand  crus  »  de  la
             Bourgogne atteignent des prix élevés.
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