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Vignoble de Bordeaux                                                                                 9

             Saint-Émilion  et  ses  satellites  (Montagne,  Puisseguin  et  Lussac)
             occupent  un  plateau  découpé  par  des  vallons,  dont  les  sommets  sont
             formés  de  calcaires  à  Astéries  datant  du  Rupélien  (Oligocène
             supérieur) d'une  épaisseur  de 10  à  15  mètres,  avec  des  versants  formés
             d'argiles  vertes  carbonatées  et  de  sables,  puis  des  molasses  du
             Fronsadais.  La  partie  occidentale  de  l'appellation  saint-émilion  est  la
             continuation de la haute-terrasse couvrant le haut de Pomerol, tandis
             que  la  partie  méridionale  descend  les  différentes  terrasses  sableuses  et
             graveleuses (du Pléistocène). Castillon et Francs, plus à l'est, sont sur
             des entablements de « calcaire de Castillon » reposant sur des argiles
                                      ,
             vertes affleurant sur les versants.
             L'Entre-deux-Mers  est  divisible  en  plusieurs  ensembles  :  d'abord  la
             moitié nord-est où se retrouvent les mêmes formations que sur la rive
             droite  de  la  Dordogne,  soit  le  calcaire  à  Astéries  reposant  sur  les
             molasses  du  Fronsadais  (Oligocène  inférieur)  ;  ensuite  la  partie
                                                                             L'église de Saint-Émilion est construite en
             centrale  où  ce  même  calcaire  est  recouvert  de  collines  de  marnes  à   calcaire à Astéries.
             argiles grises (Oligocène) avec dans les vallées des limons

             argilo-sableux (Pléistocène inférieur) ; enfin le coteau bordant la rive droite de la Garonne où s'ajoutent du calcaire
             gréseux datant du Burdigalien (Miocène inférieur) et un niveau à huîtres à Sainte-Croix-du-Mont (Miocène), avec au
             sommet de côte des argiles à gravier (Pliocène) dont il reste une butte-témoin plus à l'est à Gornac. Plus en aval de la
             Garonne (AOC cadillac), le haut du coteau est formé de limons et d'argiles sableuses, tandis que plus près du fleuve
             le vignoble est sur la terrasse datant du Riss (Pléistocène moyen) formée de sables, graviers et galets. Encore plus en
             aval, les premières-côtes-de-bordeaux  sont  sur du calcaire à  Astéries, recouvert par des dépôts de  sables et  graviers
             enrobés d'argile datant du Pléistocène inférieur [11], .

             Le  Sauternais  est  posé  sur  du  calcaire à  Astéries,  très  largement  couvert  par des  dépôts  d'alluvions  formant  des
             terrasses aux pentes faibles. Il y a une exception sur Barsac et le long des rives du Ciron où l'érosion fait affleurer le
             calcaire à Astéries datant du Stampien (Oligocène supérieur), recouvert d'une fine couche de limon et de sable. Le
             sud de Preignac  ainsi que  le  nord de Bommes, Sautermes  et Fargues  sont  sur la  moyenne-terrasse datant du Mindel
             (Pléistocène inférieur), formée de sables peu argileux, avec du graviers et des galets recouverts de limons. Enfin le
             sud du Sauternais est sur la haute-terrasse datant du Günz (Pléistocène inférieur) formée de sables et de graviers dans
                                    ,
             une matrice argileuse jaunâtre.
              Les Graves portent le nom du type de sol dominant, les graves, qui sont
              des dépôts de graviers et de galets souvent mélangés à du sable et de
              l'argile, déposés par la Garonne. Elles forment une série de terrasses en
              pente  douce  de  plus  en  plus  anciennes  à  mesure  qu'on  s'éloigne  du
              fleuve. Il y a d'abord les « argiles des palus » bordant la Garonne ; puis
              la  terrasse  datant  du  Mindel  (Pléistocène  moyen)  formée  de  graves
              dans  une  matrice  argileuse,  à  laquelle  succède  celle  du  Pléistocène
              inférieur, avec enfin à l'ouest la « formation de Dépée » composée de
              sables argileux et de petits graviers, qui annonce les sables landais.
                                                                            Dans les Graves et le Médoc, les ceps poussent
              À ce tableau s'ajoutent les affluents rive gauche du fleuve qui   sur un sol graveleux dont le gravier est visible
                                         ,
              découpent les terrasses en croupes .                             dans cette parcelle de l'appellation
                                                                                     moulis-en-médoc.
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