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Vignoble de Bordeaux                                                                                14


             55 à 65     côtes-de-bordeaux rouges, haut-médoc,   37 à 40   cadillac, côtes-de-bordeaux-saint-macaire liquoreux,
                         médoc, graves rouges                        sainte-foy-bordeaux liquoreux et côtes-de-bordeaux Francs
                                                                     liquoreux
             55 à 60      côtes-de-bordeaux-saint-macaire blanc   25 à 28   sauternes et barsac



             Vins


             Vinification



             Articles  connexes  :  Fermentation  alcoolique  et  Maîtrise  des
             températures.
             À  l'arrivée  au  chai,  les  grappes  de  raisin  sont  éraflées  (plusieurs
             producteurs les laissent pour donner plus d'acidité et de tanin à leurs
             vins rouges), puis passent par des tables de tri, ce qui permet d'enlever
             les  baies  pourries  ou  insuffisamment  mûres,  les  feuilles  mortes,  les
             pétioles ou encore les insectes.
                                                                           Passage sur la table de tri des baies de merlot au
             Article détaillé: Vinification du rouge.                         Château Kirwan (appellation margaux).

               Les vins rouges sont faits à partir de cépages noirs : essentiellement à
             Bordeaux du  merlot, du  cabernet  sauvignon  et  du  cabernet  franc.  Les  rouges  sont obtenus  en  faisant  macérer  et
             fermenter  pendant  quinze  à  trente  jours  des  baies  de  raisin  seulement  foulées  :  le  jus  s'imprègne  ainsi  des  tanins
             (polyphénols) et des pigments (anthocyanes) présents dans les peaux. Les cuves utilisées peuvent être en acier inox,
             en ciment, en résine époxy ou en bois, souvent thermorégulées (la fermentation alcoolique fait chauffer le moût : elle
             se produit autour de 28 à 29 °C, mais peut s'arrêter au-delà de 32 °C, d'où le besoin de refroidir les cuves) ; le maître de
             chai peut procéder à des remontages (en arrosant le chapeau avec le jus pompé dessous), bâtonnage ou délestages pour
             renforcer la couleur et le goût. On ne presse que le marc restant après le décuvage ; une partie du vin de presse peut
             être ajouté au vin de goutte pour amener de la complexité. Juste après a lieu la fermentation malolactique, qui est une
             opération de désacidification.

             Article détaillé : Vinification du rosé.
             Les bordeaux rosés sont obtenus avec les mêmes cépages bordelais que pour faire du rouge, soit en soutirant d'une
             cuve en train de macérer une partie du jus (ce qui concentrera le vin rouge de cette cuve) avant qu'il devienne trop
             teinté (dit « rosé de saignée »), soit en laissant macérer le jus avec les peaux seulement quelques heures (le résultat est
             alors appelé « rosé de cuve » ou de macération).
             Article détaillé : Vinification du blanc.

             Les vins blancs secs bordelais sont faits avec des cépages blancs, principalement avec du sauvignon et du sémillon.
             Le vin blanc est obtenu en pressant les grappes de raisin le plus tôt possible, pour éviter que les peaux de raisin ne
             colorent le jus, en ne les laissant que quelques heures en macération pelliculaire (la macération permet l'extraction
             des  arômes).  Le  moût  ainsi  obtenu  doit  être  débourbé  (clarifié  en  le  débarrassant  de  ses  bourbes)  avant  la
             fermentation.  La  fermentation  alcoolique  se  poursuit  jusqu'à  épuisement  des  sucres  pour  obtenir  un  vin  sec  ;  la
             fermentation malolactique est peu employée, réduisant trop l'acidité.
             Article détaillé : Vinification du mousseux.
             La  fabrication  des  vins  effervescents  bordelais  (appellation  crémant  de  Bordeaux  depuis  1990,  auparavant  bordeaux
             mousseux) se fait à l'imitation des champagnes (on appelle ça la  «  méthode traditionnelle  » pour éviter le terme de «
             champenoise ») : d'abord le jus de raisin est vinifié en blanc ou en rosé sans passer par la fermentation malolactique,
             puis les producteurs mettent en bouteille en ajoutant des levures et un peu de sucre (mélange appelé « liqueur de
             tirage ») pour déclencher une seconde fermentation, appelée prise de mousse. Cette fermentation en bouteille durant
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