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Vignoble de Bordeaux                                                                                15


             au  minimum  neuf  mois  transforme  le  sucre  en  alcool  et  en  gaz  carbonique  qui  reste  dissous  dans  le  vin  (en
             surpression d'au moins 3,5 bars) jusqu'au débouchage de la bouteille, rendant le vin mousseux quand il est servi.
             Ensuite  les  bouteilles  sont  dégorgées  (débouchées  pour  chasser  le  dépôt),  on  y  ajoute  avant  de  reboucher  la  liqueur
             d'expédition (dose de vin et de sucre), le dosage se faisant en fonction du produit final recherché : brut (moins de 15
             grammes de sucre par litre de vin), sec (17 à 35 g/ℓ), demi-sec (33 à 50 g/ℓ) ou doux (plus de 50 g/ℓ).

             Article détaillé : Vinification du liquoreux.
             Les vins blancs moelleux sont obtenus en laissant sur-mûrir les grappes
             de raisins (on attend quelques semaines de plus avant de vendanger),
             tandis que pour les vins liquoreux les baies ne sont récoltées qu'une
             fois  atteintes  par  la  pourriture  noble  (due  au  champignon  botrytis
             cinerea)  ce  qui  concentre  les  sucres  dans  ce  qui  reste  des  baies  et
             donne  donc  des  vins  très  sucrés  et  alcoolisés.  Le  pressurage  des
             récoltes  atteintes  par  la  pourriture  est  délicat  car  le  jus  est  visqueux,
             dégageant un nuage de spores. La vinification se poursuit comme pour
             tous  les  vins  blancs,  mais  avec  beaucoup  plus  de  sucre.  les  levures  se   Un verre de vin liquoreux, le résultat du travail de
                                                                              la pourriture noble au Château d'Yquem
             nourrissent  du  sucre  et  produisent  de  l'alcool,  un  déchet  pour  elles  :
                                                                                   (appellation sauternes).
             lorsque la fermentation dépasse le titre alcoométrique de 14 à 16 %
             vol., les levures s'auto-empoisonnent. La fermentation cesse en

             conservant des sucres résiduels. Pour des raisons de commodité de travail au chai et de maîtrise de la quantité de
             sucres  résiduels,  le  vinificateur  peut  provoquer  la  fin  de  la  fermentation  alcoolique  ;  il  dispose  d'installation  de
             réfrigération (anesthésiant puis tuant les levures), de systèmes de filtration (ôtant les levures du vin) ou du dioxyde de
             soufre (tuant les levures).

             Des techniques parfois onéreuses peuvent être employées pour améliorer le vin obtenu, plus ou moins encadrées par
             la législation, comme :

             •   l'acidification quand le moût manque d'acidité pour équilibrer l'alcool en termes de goût (le vinificateur peut
                 ajouter de l'acide tartrique ou de l'acide citrique, ce qui est parfois utile les années chaudes) ;
             •   la chaptalisation quand le moût manque d'assez de sucre pour faire de l'alcool (on ajoute du sucre de betterave ou
                 de canne, utile lors des années humides) ;
             •   le levurage pour remplacer par des levures sélectionnées et cultivées celles présentes dans la pruine du raisin (ce
                 qui permet de contrôler les arômes) ;

             •   l'osmose inverse qui réduit la quantité d'eau dans le vin (le rendant plus concentré ; la limite autorisée est de 15
                 %) ;
             •   le collage pour clarifier en enlever les particules en suspension (avec du blanc d'œuf [15] , de l'ichtyocolle, de la
                 caséine, du kaolin ou de la bentonite) ;
             •   la stabilisation tartrique pour éviter la précipitation ultérieure du tartre (avec de l'acide métatartrique ou des
                 gommes de cellulose);

             •   le sulfitage par ajout de dioxyde de soufre (le SO 2  a des propriétés antiseptiques et antioxydantes) ;
             •   le microbullage qui oxyde légèrement le vin (lui permettant d'évoluer un peu plus rapidement et donc d'être plus
                 vite consommable) ;

             •   la thermolisation ou la flash pasteurisation qui élimine la majeure partie des bactéries présentes dans le vin, juste
                 avant l'embouteillage ; etc.
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