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Vignoble de Bordeaux                                                                                 5


                  [8]
             CIVB) , chargé de la promotion collective, de l'assistance technique, de l'encadrement des contrats et du contrôle.
             Les appellations bordelaises sont, par ordre chronologique de création : le barsac, le loupiac, le côtes-de-blaye, le
             cérons,  le  bourg,  le  côtes-de-bourg,  le  bourgeais,  le  sainte-croix-du-mont  (décrets  du  11  septembre  1936),  le
             sauternes (décret du 30 septembre 1936), le montagne-saint-émilion, le haut-médoc, le parsac-saint-émilion (disparu,
             annexée  par  l'AOC  montagne-saint-émilion),  le  médoc,  le  saint-georges-saint-émilion,  le  saint-estèphe,  le
             saint-julien,  le  pauillac,  le  puisseguin-saint-émilion,  le  lussac-saint-émilion,  le  saint-émilion,  le  bordeaux  (14
             novembre  1936),  le  pomerol,  le  lalande-de-pomerol,  le  néac  (disparu,  fondue  dans  le  lalande-de-pomerol)  (8
             décembre 1936), le sables-saint-émilion (annexé par le saint-émilion), le fronsac, le graves, le graves-supérieures (4
             mars  1937),  le  côtes-de-bordeaux-saint-macaire,  le  graves-de-vayres,  le  sainte-foy-bordeaux,  l'entre-deux-mers  (31
                                                                      er
             juillet 1937), le moulis-en-médoc (14 mai 1938), le canon-fronsac (1  juillet 1939), le bordeaux mousseux (16 mars
             1943 ; devenu le crémant de Bordeaux), le bordeaux-supérieur (14 octobre 1943), le côtes-de-fronsac (annexé par le
             fronsac), le côtes-canon-fronsac (5 janvier 1944 ; fondu dans le canon-fronsac), le premières-côtes-de-bordeaux (8
             février  1945),  le  margaux  (10  août  1954),  le  saint-émilion  grand  cru  (7  octobre  1954),  le
             bordeaux-aux-côtes-de-castillon  (15  juillet  1955  ;  fusionné  dans  le  côtes-de-bordeaux),  le  bordeaux-clairet  (21
             janvier  1956  ;  devenue  une  dénomination  de  l'appellation  bordeaux),  le  listrac-médoc  (8  mai  1957),  le
             bordeaux-côtes-de-francs  (26  mai  1967  ;  fusionné  dans  le  côtes-de-bordeaux),  le  cadillac  (10  août  1973),  le
             pessac-léognan (9 septembre 1987), le crémant de Bordeaux (3 avril 1990) et le côtes-de-bordeaux (29 octobre
             2009).

             À la fin des années 1940, le russe blanc Alexis Lichine (en), propriétaire du château Prieuré-Cantenac et du château
             Lascombes, amorce la relance des exportations des vins bordelais vers les États-Unis que la prohibition et la Seconde
                                                  [9]
             Guerre  mondiale  avaient  fortement  réduit .  Parmi  les  propriétaires  de  grands  domaines,  aux  descendants
             aristocrates  (Lur-Saluces  à  Fargues)  et  aux  chartrons  (Barton  à  Léoville  Barton  et  Langoa  Barton  ;  Cruse  à
             Pontet-Canet  ;  Rothschild  à  Lafite,  Mouton,  Rieussec  et  L'Évangile  ;  Schÿler  à  Kirwan  ;  etc.)  se  sont  joint  des
             négociants d'autres régions (Moueix à Pétrus, Trotanoy et Hosanna ; Cazes à Lynch-Bages et aux Ormes de Pez,
             etc.),  des  grands  patrons  (Halabi  à  Cantenac  Brown  ;  Pinault  à  Latour  ;  Albada-Jelgersma  à  Giscours  et  au  Tertre  ;
             Mentzelopoulos  à  Margaux  ;  Peugeot  à  Guiraud  ;  etc.),  des  firmes  trans-nationales  (LVMH  à  Cheval  Blanc  ;
             Dassault à Dassault ; Suntory à Lagrange ; AXA à Suduiraut ; Castel à Beychevelle ; etc.), des Belges (37 propriétés
             en 2012, en faisant les premiers investisseurs étrangers dans le vignoble bordelais, avec par exemple Thienpont au
             château Le Pin, Albert Frère à Cheval Blanc et Bonnie à Malartic-Lagravière), ainsi que quelques Chinois à partir de
             la fin des années 2000.

             Depuis 1981 se tient chaque année impaire le salon Vinexpo Bordeaux (réservé aux professionnels) et depuis 1998
             chaque année paire la Fête du vin. Le vignoble croit pendant les années 1990, passant d'environ 100 000 hectares en
             1992 à 125 000 en 2000. Si les prix des vins classés du Médoc, de Saint-Émilion et de Pomerol connaissent des
             hausses presque continues depuis plusieurs décennies, dopés par les exportations vers la Chine populaire, au point
             que ces vins sont devenus des placements spéculatifs avec cotation en bourse, la foule des petits producteurs qui
             forment le gros de la production bordelaise est en crise (notamment depuis la récolte 2004). Les exportations en
             volume sont à la baisse faisant chuter le prix du vin en vrac à seulement 100 € l'hectolitre (soit un euro le litre de
             vin), d'où des manifestations de viticulteurs, des plans d'arrachages subventionnés, la distillation d'une partie des
             surplus et la création en 2007 d'un « vin de pays d'Aquitaine », devenu en 2009 l'IGP atlantique (moins contraignant
             notamment en termes de rendements).
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